Spontaneous poem in an art show of him by the artist Ivan de Monbrison
Studio of the artist Ivan de Monbrison in Paris with a music by Vivaldi
A drop of water disappears in the ocean A spot of dust is just by itself on the ground what do one comes in the world for if not appearing then disappearing like an insect.
Vision cherche sans donner à l’enfant amputé de l’utérus ce cordon ombilical qui y arrache sa silhouette anonyme là où putréfié le visage déformé de douleur laisse parler une bouche née presque de la parole qui s’arrache à la langue quand son gosier s’écarte et laisse sortir un visage ou bien serait ce l’image même de sa naissance atrophiée qui le torture l’aube grise où déjà détruit par le feu il n’est encore pas vrai mais conçu à la charnière vissée de ses membres boursouflés par la folie. Ivan de Monbrison
Le temps perdu Cette aube qui s’amenuit ou se fond dans le décor tandis que le ciel s’enfuit dans l’entonnoir de mon corps le silence est décati et il ne reste de ce mort qu’un morceau anéanti ou bien l’ombre tronquée d’un corps alors que l’on est reparti le temps pousse jusqu’à la mort ce qui reste du temps enfui et ce silence qui s’endort a laissé mourir d’ennui les vivants comme les morts ainsi que ceux qui ont su que la vie est comme un or dilapidé à leur insu. Ivan de Monbrison
Le Rêve Tout ce qui vient au monde et les arbres plus grands le ciel qui retombe où tout parait vivant s’alignent les tombes le soleil passe la main par la fenêtre et prend une feuille de papier et dessine le paysage incroyable du sommeil au bord de l’eau un rêve qui fond s’écoule dans le ruisseau au bord de l’horizon. Ivan de Monbrison
Obscurité Le corps est à midi le ciel dans la cave et l’ombre qui grandit cette procession des morts dans mon crâne carillonnent les cris le ciel couvert de suie et le silence qui dit à peine ce que l’on pense du temps qui s’est enfuit lorsque les flammes dansent tout au bout de la nuit. Ivan de Monbrison
small plaster sculptures by the artist Ivan de Monbrison
Le ballon Seuil, amer ventre qui nourrit la chair, le silence amputé de l’ombre ne laisse aucun reflet s’étendre sur la surface du miroir, là, où la silhouette du mort traverse les espaces engourdis, à la charnière de nos deux corps les nerfs tendus se disloquent et le crâne vissé au cou se détache comme un ballon pour s’élever dans l’espace vide où se construit son seul mouvement, sans couleur et sans bruit, comme un rêve qui, muettement, s’attacherait à sa destruction.
studio of the artist Ivan de Monbrison
Poem in french by Pierre Reverdy and drawings by Ivan de Monbrison
Three plaster statues in the studio of the artist Ivan de Monbrison in Paris with a Tibetan music
La pièce unique La pièce imparfaite où la nuit est logée, forme cubique du vent lourd, le silence désossé de ses mots râle tout bas, le cadavre embaumé par mon corps de mon père, les mots s’écrivent tout seuls sur le papier des rêves, le ciel teinté de noir est trempé dans l’oubli, la marche à l’envers des morts ne mène nulle part et le silence des yeux n’avait rien de fortuit. Ivan de Monbrison
Hell Tearing bloody wind on the crust of hell left sidewise of the bed the splitting of my ribs a body left aside tinkling tips of eyes resent what’s low of tide should place between your hands the neklace of the dead. Ivan de Monbrison
Sculpture and paintings by the artist Ivan de Monbrison
Paintings by Ivan de Monbrison
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. Cosí li vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. Scenderemo nel gorgo muti. 22 marzo '50 Cesare Pavese
Etre de l'hydre qui s'ignore alors que brûlent toutes ses têtes, l'emprise de la peau sur le corps étouffe la mémoire sanglante, le silence récalcitrant arrache ma langue avec ses dents et la mâche consciencieusement, une tête coupée qui soliloque me regarde droit dans les yeux, et une à une je sens pousser sur ma figure autant de cloques qui vont bientôt éclater. Ivan de Monbrison
L’Image A l’envers du temps et de la nuit ma chute m’entraine vers moi-même. Ma carcasse allongée là respire à peine. Le ciel se fige dans le miroir, puis je tire les rideaux du sommeil quand se cache le reflet qui s’y dessinait. Ivan de Monbrison
Steel masks and statues in the studio of Ivan de Monbrison
Not finding what you want? View results from YouTube.
Comments