Studies for an upcoming show by the artist Ivan de Monbrison
Short movie by Ivan de Monbrison in his studio in Paris
studio of the artist Ivan de Monbrison in Paris
Studies for a portrait by Ivan de Monbrison
Portrait of a woman in the studio of Ivan de Monbrison
Portrait and sculptures in the studio of Ivan de Monbrison
Three plaster statues in the studio of the artist Ivan de Monbrison in Paris with a Tibetan music
studio of the artist Ivan de Monbrison
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. Cosí li vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. Scenderemo nel gorgo muti. 22 marzo '50 Cesare Pavese
Steel masks and statues in the studio of Ivan de Monbrison
Studio of the artist Ivan de Monbrison in Paris with a music by Vivaldi
Sculpture and paintings by the artist Ivan de Monbrison
Poem in french by Pierre Reverdy and drawings by Ivan de Monbrison
poem and studio of Ivan de Monbrison
Et le troupeau des sphinx regagne la sphingerie A petits pas Il orra le chant du pâtre toute la vie Là haut le théâtre est bâti avec le feu solide Comme les astres dont se nourrit le vide Et voici le spectacle Et pour toujours je suis assis dans un fauteuil M tête mes genoux mes coudes vain pentacle Les flammes ont poussé sur moi comme des feuilles Des acteurs inhumains claires bêtes nouvelles Donnent des ordres aux hommes apprivoisés Terre Ô déchirée et que les fleuves ont reprisée J’aimerais mieux nuit et jour dans les sphingeries Vouloir savoir pour qu’enfin on m’y dévorât Guillaume Apollinaire
Paintings by Ivan de Monbrison
Dark studio of Ivan de Monbrison
Le temps perdu Cette aube qui s’amenuit ou se fond dans le décor tandis que le ciel s’enfuit dans l’entonnoir de mon corps le silence est décati et il ne reste de ce mort qu’un morceau anéanti ou bien l’ombre tronquée d’un corps alors que l’on est reparti le temps pousse jusqu’à la mort ce qui reste du temps enfui et ce silence qui s’endort a laissé mourir d’ennui les vivants comme les morts ainsi que ceux qui ont su que la vie est comme un or dilapidé à leur insu. Ivan de Monbrison
Le ballon Seuil, amer ventre qui nourrit la chair, le silence amputé de l’ombre ne laisse aucun reflet s’étendre sur la surface du miroir, là, où la silhouette du mort traverse les espaces engourdis, à la charnière de nos deux corps les nerfs tendus se disloquent et le crâne vissé au cou se détache comme un ballon pour s’élever dans l’espace vide où se construit son seul mouvement, sans couleur et sans bruit, comme un rêve qui, muettement, s’attacherait à sa destruction.
Poem and painting by Ivan de Monbrison
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